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 Amalia Viselik...ou Janek

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Invité


MessageSujet: Amalia Viselik...ou Janek   24/8/2012, 15:51

Son thème :Hininga by Mercan Dede on Grooveshark




Viselik, Amalia






? Age 16 ans
? Orpheline
? Saltimbanque - Lanceuse de couteaux
? Hongroise
? Passion(s) : Observer sans être vue. La liberté.
? Objectif(s) : Se faire une place dans ce monde.
Attachante
Menteuse
Rusée
Opiniâtre
Observatrice
Railleuse
Franche

Mon histoire

L'occupation Ottoman aura eut raison de nombre d'homme et de femmes en ces tristes siècles de guerres et de batailles, creusant sur son passage les cruels sillons de la misère, de l'orphelinage et du veuvage.
Orpheline Hongroise, la vie d'Amalia semblait vouée à la tristesse de sa condition précaire. Mais son destin ne devait être celui de ses pairs.
La mort et la maladie sévissaient sans pitié en cette basse fange qui servait de refuge aux âmes errantes. Chacun luttant bravement pour sa survie, le refuge avait bien des bouches à nourrir en ces temps troublés. Combien de ses frères et sœurs d'infortune s'étaient-ils vu emporter par la mort ? Faire le compte aurait été malséant. Mais la disette n'aidant pas, bientôt les morts devinrent bénédiction pour les survivants. Bien des fois le chagrin traça ses longues tranchées humide sur les joues du pale visage d'Amalia, alors tout juste apte à comprendre ce qui se déroulait sous ses yeux impuissant. Jusqu'à ce que, petit à petit, le chagrin cède sa place, et que la douleur qui tentait inlassablement de l'assaillir se transforme en fureur sans nom. La fureur de vivre, de survivre et de se battre !

Ce nouvel étaux amer constitué de désillusion lui avait tailladé les tripes plus d'une fois jusqu'à ce qu'elle parvienne finalement à se maitriser, par la force des choses. Quant à la rudesse de la vie, celle-ci c'était amplement chargée de lui inculquer ses dures leçons et lois, faisant d'elle non plus une proie mais une combattante.
Son tempérament se gonfla d'austérité et sa résistance lui valu d'attirer l'attention de quelques hommes de l'ombre, des mécréants sans foi ni aucune morale... Manifestement sans scrupule, ils avaient joués de sa maniabilité infantile pour faire d'elle l'une des leur. En vérité la petite Amalia s'était retrouvée contrainte de les suivre mais sa conscience l'exhortait alors, la confortant dans ce choix forcé : cela faisait une bouche de moins à nourrir au refuge, et peut-être cela permettrait à un petit garçon, ou fille de ne pas mourir de faim ?

La seule force de cette pensée l'empêcha de rebrousser chemin et lui permit d'endurer avec un stoïcisme remarquable sa nouvelle condition, guère plus enviable. Elle avait à peine six ans lorsqu'elle débuta l'apprentissage du lancé de couteau. Cela ne devait au début que servir à des fins artistique, mais à la vérité la petite se faisait exploiter. Ce qui devint son art ne servit qu'à enrichir les hôtes de son nouveau chez-elle...en réalité une sorte de 'cour des miracles' où innocente main rimait avec basses œuvres. Entre vol à l'étalage et mendicité les journées étaient toujours aussi semblables qu'usantes.
Mais malgré sa frêle et maigrichonne stature, Amalia se révéla vite être d'une coriacité exemplaire. Ce qui réjouissait fort ses maitres, loin de se douter, même lorsqu'elle les étudiait à la dérobée pendant des heures tandis qu'ils accomplissaient leur sombres forfais, que la rancune de la petite était tout aussi ancrée en elle que sa discipline forcée.

Puis un beau jour, à l'aube se fit entendre à travers les rues un chant particulier. Des hommes, et même une femme, tous vêtu d'atours remarquables, se donnaient en représentation sur une petite place. Et alors que la gamine aurait dû profiter de l'attentive attention des badauds rassemblés là pour couper quelques bourses, elle n'en avait rien fait. Et tout le jour durant, elle s'était contentée d'écouter, comme la proie d'un envoutement, vivant au rythme de leur musique et de leurs spectacles. C'est alors que naquit en son for intérieur une envie soudaine, une petite lueur semblable à un besoin irrépressible qui ne pourrait guère être mi de côté car vital.
Finalement, dans la lueur vespérale la fillette s'était avancée. Et sans se présenter à eux, elle avait prononcé ces simples mots :

« Emmenez-moi. »

Ce furent là ses seules paroles. La troupe ambulante était alors composée de Français, d'un Italien et par chance d'un autre homme qui manifestement la comprit. Ils ne roulaient pas sur l'or, non, pas plus que d'autres. Mais leur philosophie était différente. Et elle comprit, seulement en échangeant un regard, qu'ils l'avaient déjà acceptée. Elle, la fillette à l'allure de garçonnet, aussi fluette qu'insignifiante.

Le soir même, comme mue par un espoir hystérique, une petite fille de dix ans s'était emparée des précieux couteaux de lancés, et elle avait attendu, au plus profond de la nuit, que ses maitres s'endorme pour les tuer dans leur sommeil glacé. Non pas pour leur grade ou leurs crimes, mais bien parce qu'ils avaient levé la main sur elle. Et que cela elle ne l'avait jamais oublié.

Lorsqu'elle eut rejoint la troupe au petit matin, ils avaient déjà pliés bagage et semblaient attendre quelque chose : elle. Pour la première fois de sa misérable existence Amalia sourit. D'un sourire figé tout d'abord mais qui ne la quitta pas trois jours durant, murée dans un silence extatique.

Jamais plus depuis ce temps là, elle n'évoquera ses origines, ni même ses actes. Durant les six années qui suivirent, la petite fille demeura aussi frêle et garçonne mais une flamme nouvelle l'habitait à présent. Sa nouvelle famille lui offrit de partager tout ce dont elle n'aurait jamais, même oser rêver. La chaleur de l'amitié, la complicité solidaire... Cette nouvelle vit était comme un songe. Elle était heureuse. Elle apprit le français et un peu d'italien, continua de lancer ses couteaux tout en se parfaisant pour produire son propre numéro dans le spectacle de la troupe qui la mettait en scène avec un petit singe nommé Sir, et qui accessoirement, ne la quittait jamais.

A présent voilà presque deux mois que la troupe écume le royaume d'Angleterre donnant représentations sur représentations. L'heure est venue pour eux de reprendre la direction de la France. Amalia était satisfaite de ce choix, elle s'était prise d'affection pour ce pays et le français.-



Mon caractère

Oh, Amalia n'est pas une mauvaise fille. Ce n'est pas de sa faute si l'âpreté de la vie aura fait d'elle une sombre enfant, faisant prématurément murir sa conception du monde qu'elle foule avec une férocité pour beaucoup incompréhensible. Tel un petit animal sauvage, elle observe attentivement son environnement avec l'espoir d'y déceler le mal pour fuir, ou frapper la première, c'est selon. Et ce ne serait certainement pas par peur, juste par méfiance, pour assurer sa survie. Une seule chose semble l'effrayer outre mesure : la maladie. Car son ombre plane sur chacun et son évocation tendrait à elle seule contaminer les chairs et les âmes. Ne sachant comment la conjurer, l'éviter et éviter qu'elle ne s'empare jusqu'à la mort, d'un être l'affligeant de ses maux. Et bien, Amalia craindra ce mal plus que de nécessité.

En dehors de quoi, en étrange créature, elle se plait à cultiver l'ambigüité quant à son sexe, s'amusant des réactions des gens afin de déterminer s'il est plus judicieux d'être homme ou femme selon les compagnies qui lui sont donnés de fréquenter... En réalité elle n'aime pas être considérée comme faisant partie du sexe faible et s'habille rarement en demoiselle. Bien que...il est des choses qui ne peuvent tromper.
D'une manière ou d'une autre, pour tout un chacun, elle sera : Janek. (dire ianek) et non Amalia.

Elle n'aime pas que l'on fouine dans ses affaires mais prend plaisir à investir celle des autres. Comme pour tenter vainement de combler un quelconque manque, un vide dans son existence. A partir de là, tantôt sangsue ou bien ombre, en parfaite petite menteuse, jamais elle ne se dévoilera totalement. Préférant s'inventer et se réinventer sans cesse selon ses envies qu'offrir à autrui la possibilité de lui nuire par la familiarité. Il est un autre détail la concernant, concernant son âge plus particulièrement. La gamine se considère comme mature, et par ailleurs, elle l'est.. Mais une femme mature doit être prise en considération, par conséquent, demandez-lui son âge et elle vous répondra sans ciller qu'elle en a vingt ou vingt-deux, et malgré sa frêle silhouette enfantine, la gravité de son regard marqué par la vie vous ôtera l'envie de douter d'elle... ou bien peut-être pas, mais qui d'autre qu'elle pourrait bien rétablir la vérité ? Quand personne ne saurait démentir ses dires ?
Au fond c'est une jeune fille sensible mais qui préfèrerait mourir que de le laisser filtrer. Elle est dur, autant envers les autres qu'elle-même. Elle ne pardonne pas et fait peu de cas des convenances. Pour cela elle aura une excuse : son éducation sommaire des bienséances et autres flagorneries qu'elle juge fort douteuses.



Hors Rp

-Une remarque/ Suggestion à faire ? Non
-Votre âge ? 23
-Vous engagez-vous à poster au moins deux messages par semaine ? Oui
-Votre première impression du forum ? Je suis intriguée et ne demande qu'à suivre son évolution dans la mesure du possible Smile







© Never-Utopia
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MessageSujet: Re: Amalia Viselik...ou Janek   24/8/2012, 17:07

Bonjour et bienvenue à toi Amalia.

Par cause de l'absence des Administrateurs, je m'occupe donc de ta fiche.
Je dois t'avouer que j'adore l'histoire. Tout m'as l'air parfait.


Tu es donc validée


Quand les Admins reviendront ils te mettront dans ton groupe. Souhaite tu un rang en particulié?
Je dois aussi t'informé que nous avons un Event d'ouvert si tu veux y participer. La partie deux se déroulera au village ce qui fait que les villageois et autres, pourront y participé sans entrer dans le couvent.


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