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 Vladis Érèbe de Selline

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MessageSujet: Vladis Érèbe de Selline   10/8/2012, 16:15



Vladis Érèbe de Selline






27 ans
Famille Érèbe de Selline, lignée noble d'une contrée nordique.
Professeur d'escrime et de langues
Russe
Les échecs, la poésie, le piano-forte et l'escrime.
Retrouver la mystérieuse inconnue
Sombre
Intelligent
Solitaire
Sensible
Dément
Passionné

Mon histoire

Je m'appelle Vladis Érèbe de Selline. Si, présentement, j'ai décidé de prendre la plume pour écrire cette histoire, c'est parce que je crains être devenu fou. Mon âme est si troublée que j'en perd ma personne, je regarde cette main et je me demande si elle est bien mienne. Je m'observe dans ce miroir poli, et je ne vois rien, un corps sans tête, un fantôme ridicule tout au plus. Ce que j'ai vu ce soir dépasse toutes les horreurs que j'ai su inventer, peut-être était-ce même le Diable en personne. Mais qu'ai-je vu exactement ? Mon esprit est trouble, je l'ai déjà dit, ai-je vraiment été témoin, de ces pupilles, avec ce miroir de l'âme, d'une pareille horreur ? La chose est si immonde que je ne peux lui donner ni de forme, ni de nom. Qu'ai-je vu ? Qu'ai-je vu pour ainsi diviser mon âme ? Je me frappe la tempe et m'arracherais le visage si je le pouvais, devant tant d'impuissance. Afin d'apaiser mon esprit, je me dois de tracer dans l'immédiat ce que je sais de ma personnalité, car j'ai peur de perdre contact avec le réel. La douleur est trop intense, peut-être n'ai-je vu que l'incarnation de ma souffrance... J'ai besoin de me reconstituer, savoir qui je suis. Voici donc le récit de ma vie.

Je suis né noble, d'une famille Russe près de la mer glaciale. J'eus trois frères et deux soeurs dont j'étais l'aîné, dès l'arrivé du premier mes parents me délaissèrent sur le plan affectif. J'eus dès lors le sentiment d'être invisible, inexistant, et je plongeais bien jeune dans de sombres méditations. Je me passionna pour les échecs, et devins vite un adversaire redoutable. L'année de mes quinze ans, je me livrai à la poésie en ce qui concernait mon désespoir, il m'était devenu impossible de vivre avec tel poids sur l'être sans l'expier à travers l'art. J'appris le piano-forte, le dessin, l'escrime, et je mis toujours toute la ferveur de mon âme dans chacune de ces passions. L'année de mes seize ans, je vécu ma première idylle, c'était la fille la plus intelligente, la plus passionnée et la plus envoûtante que je rencontra et que je ne rencontrerai jamais. Elle mourut dans des circonstances inexplicables, me laissant fou de rage et de douleur. J'avais dix-sept ans, j’enquêtai longuement mais ne découvris rien que des histoires de sorcelleries. Je n'y croyais pas alors, mais à l'instant où je trace ces lignes d'une main fébrile, les choses ont changées.

L'enquête sur le couvent où avait été envoyée mon aimée ne portant aucun fruit, je cessai d'errer et me cloîtra dans la bibliothèque familiale. La fenêtre donnait sur des plaines enneigées aussi glaciales que l'était désormais mon coeur. Je passais mes nuits à écrire, à lire et à m'entraîner à l'épée - cela n'a d'ailleurs pas vraiment changé. Le jour, je dormais, pour ne pas dire cauchemardais, empêchant toute lumière d’accéder à ma peau. Je haïssais le soleil et il fait toujours l'objet de mon mépris. Une fois par jour seulement, à la tombée de la nuit, je sortais défier de l'épée quelques brigands, et mettais un point d'honneur à remporter cinq partie d'échecs chaque soir.

J'eus bientôt l'âge d'accéder à un poste important dans l'aristocratie. Je mena quelques batailles dont je sorti toujours victorieux, lorsque l'on y regarde à fond, il n'y a pas bien grande différence avec les échecs. Une nuit, ma douleur dépassa l'entendement. J'eus l'impression d'être le réceptacle de toute la souffrance du monde. Je compris que si je voulais résister aux ténèbres qui m'avaient maudit, je devais pactiser avec ces mêmes ténèbres afin de mieux leur tenir tête. Je m'ouvris l'avant bras, traçant un crucifix retourné, la ligne principale juste sur mon artère. Je survécu à la blessure, et cela m’apparus comme la signature de mon contrat avec le Diable. La nuit suivante, je pris mon épée et égorgea un à un, une à une, ma fratrie, puis ma mère et enfin décapita mon père en duel singulier. La souffrance me possédait, j'étais voué au mal. Personne ne me cru coupable, croyant à une attaque de malandrins et étant réputé excellent bretteur, il apparaissait logique que je leur ai survécu. Je n'eus qu'à amasser une dizaine de cadavres pour donner l'illusion de ces faits. Je remplaçai mon père dans la politique et fut bien vite lassé de ces jeux d'hypocrites, je m'enfuis après avoir cruellement semé la zizanie dans plusieurs contrées.

Montant un cheval aussi noir que mon âme, je parcouru l'Allemagne, l’Angleterre puis la France et appris à parler chacune de ces langues. Les arts du combat changeant selon les pays, j'eus l'occasion d'exercer l'art de l'épée de nombreuses façons différentes, composant finalement une technique de combat unique et redoutable. Je défis de grands joueurs d'échecs un peu partout en Europe. Je sema la terreur à Londres en mordant au cou de jeunes et farouches vierges, me faisant passer pour un vampire. Dans les forêts d'Allemagne, j'éprouvai un tel désespoir que je tua mon cheval, me lavant dans son sang et mangeant son coeur. Je me disais " Ainsi j'aurai ta force, ami, ainsi j'aurai ton pas ! ". Ce cheval était le seul être qui m'avait côtoyé plus de quelques jours, en lui faisant enjoindre directement compagnie à mon âme j’espérais ne plus être seul. C'eut l'effet contraire et je sombrai peu à peu dans la folie. Je chassai dans les forêts glaciales, pareil à un loup, sauvage et inhumain. Je fus accepté par une meute, et vécu ainsi de longues années. Un matin, je me réveilla seul. La meute m'avait abandonné. M'avait-elle seulement adopté ? Sans doute ne m'étais-je fais que des illusions, les loups avaient du ressentir de la pitié envers un être aussi écorché que le miens. Je perdais ma seconde famille et jura dès lors de ne plus jamais éprouver aucun sentiment envers quiconque, ne consacrant ma sensibilité qu'à l'art.

J'y parvins longtemps, errant ça et là en tant que mercenaire, me battant pour vivre, vivant pour me battre. Mais une belle aurore, l'on m'adressa une lettre anonyme. L'écriture féminine m'enjoignais d'en retrouver l'auteur, enfermée dans un couvent pour avoir pêché en fuguant une nuit juste pour observer celui que l'on nommait le Loup. Troublé d'avoir été ainsi épié, envoûté par le message de ces arabesques noires, je décidai de me rendre non loin du dit couvent, fermement décidé à découvrir l'identité de cette mystérieuse jeune femme. Afin de subvenir à mes besoins et d'être proche au possible du couvent, je m'engagea comme professeur d'escrime et de langue dans une école de cavalerie non-loin de l'objet de mes rêves qui, depuis peu, étaient un peu moins dantesques.



Mon caractère

Vladis est un homme profondément torturé, au passé chaotique et à la santé mentale fort douteuse. Il ne dort presque jamais, ne vivant que par un semblant de sommeil lors de siestes diurnes ponctuées d’insoutenables cauchemars. La nuit, il écrit des nouvelles d'amour ou d'horreur, souvent mêlant les deux, ainsi que des poésies. Lorsque la douleur est trop poignante, il se jette comme un dément sur son piano-forte et exprime son désespoir jusqu'à être totalement épuisé, vidé. Il donne tout dans chacun des arts qu'il pratique. Il est grandement lunatique, alternant sans cesse entre calme froid et passion ou rage, parfois à un rythme si soutenu que l'on croirait voir deux êtres se partager le même corps. Son esprit possède certainement une logique, sinon il ne serait pas aussi puissant aux échecs, toutefois il à l'air d'être très incohérent, changeant souvent d'avis et n'ayant pas d'identité facilement définissable. C'est pour cela qu'il a régulièrement besoin de tenir un journal dans lequel il répète son passé, ce qu'il est, afin de ne pas "disparaître". Il a parfois des hallucinations, du moins tel est l'avis du peu de personnes au courant. Mais que savons-nous des choses qui nous dépassent ? Il écrit parfois entendre la voix du Diable lui donner des ordres, mais maintenant qu'il a un objectif, une raison d'être, il ne veut plus sombrer dans la folie meurtrière. Sa pensée est très nihiliste, et pourtant sa sensibilité le pousse toujours à tenter d'être bon et d'aimer, même s'il ne le montre pas. Il possède une excellente capacité d'analyse et sait manier les armes de manière exceptionnelle. C'est un très bon professeur.


Hors Rp

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-Votre âge ? 18 ans.
-Vous engagez-vous à poster au moins deux messages par semaine ? Oui.
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MessageSujet: Re: Vladis Érèbe de Selline   11/8/2012, 12:44

Grands Dieux, quel homme !

Avez vous déjà "trouvé" votre expéditrice où avez vous besoin que quelqu'un se pique au jeu?

Je vais voir si je peux faire quelque chose pour votre avatar.

Dois-je vous assigner uniquement au village, ou tenterez vous de devenir Professeur à L'école pour jeunes hommes?

Prenez donc vos aises, ce domaine Breton est désormais soumis à votre bon vouloir !




-Ma vengeance est perdue s'il ignore en mourant que c'est moi qui le tue-
Tisiphone, Alecto et Euphrosyne  sont mes alliées.
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MessageSujet: Re: Vladis Érèbe de Selline   11/8/2012, 18:40

Voilà une réaction fort flatteuse, demoiselle Valériane... Je suis enchanté.

Je viens d'arriver et j'ai en effet besoin que quelqu'un se pique au jeu. Mais attention, mon expéditrice ne doit pas être n'importe qui, j'attends de la belle qui se prêtera au jeu un sacré personnage, et dans un souci de cohérence, elle doit être un minimum séduite par le miens. Cela peut attendre un peu, étant donné qu'il ignore son identité.

A vrai dire, je pensais débuter Professeur dans l'école de Cavalerie, mais si cela est trop exigeant, mon ambition me fera vite parvenir à cette place. A votre guise ~

Au plaisir.



Il est trop tard, je suis né.
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MessageSujet: Re: Vladis Érèbe de Selline   11/8/2012, 18:58

Le plaisir est mien,

A vrai dire, je vous intégrerai très volontiers à mon histoire, après tout, si une légère dégradation physique ne vous effraie pas, et que vous pouvez attendre mon retour des Pays Nordiques, je me sacrifierai avec délices.

Et bien félicitations, vous voila promu mon ami !
Je modifie votre rang céans.

Bienvenue encore une fois


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MessageSujet: Re: Vladis Érèbe de Selline   12/8/2012, 00:56


Je suis heureux d'être accepté en pareil rang, je m'en montrerai digne.

Vous êtes d'évidence la Belle qui me conviendra, et loin d'être une dégradation, à mes yeux votre blessure ne fait qu'ajouter à votre charme en vous parant d'allures envoûtantes. Quel beau contraste qu'une marque de ténèbres sur un être de lumière... Ainsi, nous nous ressemblerons.

Nous nous retrouverons bientôt ~




Il est trop tard, je suis né.
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MessageSujet: Re: Vladis Érèbe de Selline   

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