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 Quand tout change. [Tous]

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MessageSujet: Quand tout change. [Tous]   30/7/2012, 17:01

Levant la tête, je me mis à regarder le ciel. Celui-ci était nuageux, sombre, comme moi en ce moment même. Je regardais toujours celui-ci, réfléchissant à tout ce qui m'arrivait quand je fus sortit de mes pensées par ma mère.

- Eh bien, Leslie, qu'attendez-vous pour avancer ?!

Dit-elle d'un ton qui montrait bien à quel point elle était pressée de rentrer chez elle. Je lui répondis, essayant de me montrer tout aussi gentille et obéissante qu'à l'accoutumée.

- Oui, mère, je vous pris de m'excuser.


Ma mère me regarda un instant, et fit un signe de la main tout en s'exclamant :

- Ce n'est rien, voyons, ce n'est rien !

Puis elle continua à s'avancer sur le chemin sinueux qui menait au couvent. Je la suivit sans un mot, me perdant à nouveau dans mes pensées.
Après quelques minutes de marche pendant lesquelles j'avais du soulever ma robe pourpre pour ne pas marcher dessus et la salir, nous arrivâmes devant le couvent. Je me mis alors à le contempler, stupéfaite. Moi qui m'attendais à voir un établissement riche et propre, j'étais gâtée ! En effet, devant moi, on pouvait voir une grande bâtisse, sur ces murs, du lières poussait ça et là, cachant la façade grise du bâtiment. Mais je détournai les yeux, écœurée à l'idée d'être enfermé dans ce couvent pour une durée indéterminée.
Ma mère s'avança alors, elle, semblait plutôt émerveillée, allez savoir pourquoi ...
Elle fit sonner une cloche et nous attendîmes encore quelques instant quand une sœur s'avança lentement et vint nous saluer.

- Bonjour ! Vous devez être Leslie Lewis, n'est-ce pas ?

Dit-elle en s'adressant à moi. Malgré mon envie de fuir cet endroit en courant, je lui répondis le plus poliment possible :

- Bonjour, m'inclinai-je. Effectivement, je suis bien Leslie Lewis.

Elle sourit, et continua à me parler :

- Très bien ! Alors, bienvenue au Couvent de Gráinne !

Elle s'arrêta un moment de parler tout en observant ma mère, puis elle reprit la parole :

- Veuillez me suivre.

Toujours en silence, ma mère et moi suivîmes ce qui semblait être la Mère Supérieure dans le couvent. Derrière nous elle referma la grande grille qu'elle avait ouverte auparavant puis repassa devant nous, nous guidant dans le dédale de chemins et de couloirs. Arrivé devant une grande porte en bois, la Mère Supérieure s'arrêta. Elle ouvrit la porte et nous invitas à entrer.
Puis elle nous fis nous assoir, ce que nous fîmes, et elle commença à m'énoncer toutes les règles à respecter dans le couvent, ainsi que les punitions encourues si elles n'étaient pas respectées, les horaires, les emplois du temps, les Sœurs importantes et d'autres choses beaucoup plus inutiles.

Un peu plus tard, je sortis du bureau de la Mère Supérieure, en colère. En colère contre mes parents, pour ce qu'ils m’obligeaient à faire. Moi j'allais rester coincée ici, alors qu'eux continuerait leur petite vie, comme avant, comme si de rien n'était.

Alors, après avoir dit au revoir à ma mère, j’errai dans les couloirs et trouva un escalier en pierre, sans réfléchir, je me jetai dessous et me mis à pleurer doucement. A présent, j'étais seule.
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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   31/7/2012, 09:57

Il ne faisait pas beau. Certes, elle était habituée à ces caprices de la météo, mais ça lui donnait toujours la même impression. Elle étouffait. Si les murs du couvents étaient d'un style roman tout à fait charmant, lorsque le soleil n'était pas là pour les réchauffer, on s'y sentait tout de suite mal. S'ils gardaient bien la chaleur, ils faisaient de même pour la fraîcheur. Beaucoup se sentaient mal dans les couloirs les jours de grand froid. La jeune femme s'était levée de bonne heure ce matin précis, il était nécessaire d'être matinale quand on vivait ici. Elle avait eu tellement de mal à s'y faire... Sortant de son lit, elle observa avec dépit cette chemise de nuit affreuse en lin un peu trop filandreux pour sa peau rendue encore plus sensible par « l'accident ».

*Ils ont la coquetterie en horreur, mais tout de même.*

Elle soupira brièvement et mit du cœur dans son étirement. La chambre était vide. Il y avait deux lits, ils avaient beaucoup trop d'effectif pour le nombre de chambres. Voilà qui rendait ces espaces personnels bien trop contigus pour vivre sereinement son « enfermement ». Elle entendait encore la sœur Fleur la réprimander.

« Voyons, vous n'êtes pas enfermée mon enfant, c'est pour votre bien. Et puis, vous êtes libres d'aller où bon vous semble.. »
« Oui, durant nos très brèves heures de liberté. »
« Vous êtes incorrigible. A croire que notre bon Seigneur ne vous a pas assez punie»
« Oh ! »

Voila qui fut trop. Elle partit pour ne pas la frapper. Elle n'était pas violente, mais ce genre de réflexions avait le don de lui porter sur les nerfs. Si, elles étaient enfermées. La nature dehors leur était bien souvent interdite, comme la plupart des chambres. Le réfectoire n'était ouvert qu'à des heures bien précises et bla, et bla, et bla. D'ailleurs il était l'heure d'aller manger. Ce serait frugal mais impossible de tenir sans cette infime quantité de nourriture fade.

*Vivement l'été. Chaparder quelques fruits frais ne peut pas être un crime, si ?*

Un bref regard par la fenêtre. Une calèche au bord de la route ? Quelqu'un. Quelqu'un venait en visite. Voila qui mettrait un peu d'animation dans leur vie minutieusement réglée sur « Dieu ». Valériane était là depuis quelques années déjà. Forcée au confinement par ce petit incident qui lui coûta bien plus que la vie. Mais comme à tout, on s'y fait. Elle avait même obtenu la permission de laisser quelques cheveux devant son visage pour masquer la misère. En cas extrème de perte de cheveux, elle conservait toujours avec elle un petit masque de cuir blanc qui ressemblait plus ou moins à une moitié de visage. Une petite coquetterie nécessaire pour garder un semblant de vie sociale. Mais ceux qui savaient ne l'en regardaient pas mieux. Elle devait faire maintenant la première prière du matin. Mais personne ne viendrait vérifier sa chambre, il n'y avait pas encore de pas dans le couloir. Elle baragouina les dernières phrases au cas ou, et sortit.

Le repas se déroula comme d'habitude. Le repas servi froid et froidement. Les convives tout aussi froides. Voilà de quoi démoraliser les troupes. Elle mangea rapidement, elle n'aimait pas ces réunions. Elle ne partit qu'après la seconde prière du matin, trop inquiétée par l'éventuel châtiment spécial de la Mère Supérieure. La tenue était sobre. Bien trop pour le bon naturel de Valériane. Mais c'était obligatoire. Robe noire, toile blanche pour la poitrine et la tête. Un chapelet à la ceinture, pour être toujours prête à l'heure de prier. Voilà qui était bien triste. Elle qui rêvait de belles robes.

Il était temps de se rendre à la chapelle pour la troisième prière avant de commencer à préparer le repas toutes ensembles dans la joie et la bonne humeur. Ah elle était trop bonne cette Soeur Eglantine, un peu trop naïve même. Comment pouvait elle croire à un semblant d'entente au vu des regards que toutes se lancent. Elle croit mener un troupeau d'agneau, mais elle veille sur des serpents. Et. Une nouvelle tête. Qui n'était pas dans le rang. Ce qui en disait d'ailleurs bien long.

*Elle ne t'est pas encore tombée dessus, pauvre enfant. Rentre en ligne ou crains son courroux.*

Les autres ne lui diraient rien. Trop heureuses de la voir se faire sermonner. Elle devrait peut être même jeûner. Val' soupira brièvement et s'approcha de la demoiselle en toute "innocence". Elle lui glissa à demi-mots


« Tu t'es perdue princesse? »

Aucune mesquinerie dans ces propos, la voix était douce, le ton se voulait amical. Elle voulait seulement lui donner un conseil utile et bref. C'était l'heure de la prière


-Ma vengeance est perdue s'il ignore en mourant que c'est moi qui le tue-
Tisiphone, Alecto et Euphrosyne  sont mes alliées.


Dernière édition par Valériane Breandán le 11/10/2012, 13:17, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   4/8/2012, 23:03

Je continuai de pleurer sans pouvoir m’arrêter, cela m’aidais à évacuer ma colère, ma tristesse … Je reniflai et sanglotai bruyamment, sans me préoccuper de qui pourrait bien me trouver là. Mais soudain, j’entendis des bruits de pas s’approchant de la cage d’escalier où j’étais recroquevillée, je pris peur en me disant que c’était peut-être la Mère Supérieure et que j’allais me faire réprimander, alors, je pris un pan de ma robe pourpre et me l’appuya sur ma bouche et mon nez avec, pour essayer de faire un peu moins de bruits. Seulement, après quelques secondes, je vis une jeune femme se pencher vers moi, sous la cage d’escalier. Elle avait des cheveux châtains clairs avec une grosse mèche de cheveux passant devant son œil gauche, je pus tout de même voir la couleur de ses yeux couleur bleu ciel en regardant son œil droit, elle avait une tenue de religieuse que je trouvais affreuse, tout de blanc et de noir, et devait avoir approximativement vingt ans. Nous nous observâmes un instant, puis la jeune religieuse s’exclama :

« Voila qui semble bien gracieux et bien habillé pour un rat Breton. »

Un instant, je ne sus quoi répondre, surprise par ce qu’elle venait de dire. Je m’apprêtais donc à répliquer sur le même ton, prenant ces paroles comme une attaque :


« Voilà qui semble bien disgracieux et hautain pour une pauvre religieuse. Et je ne suis pas un rat Breton. »

Mais la fille me coupa avant que je puisse dire un mot :


« Tu t'es perdue, Princesse ? »

J’allais vraiment répliquer, cette fois, quand je me rendis compte que, comme à mon habitude, je m’étais énervée trop vite. Cette religieuse ne voulait pas se moquer de moi avec des propos mesquins, elle voulait juste me parler. Je me raclai alors la gorge et lui répondis le plus gentiment possible :


« Non, pas vraiment. En fait, je viens d’arriver … »

Ma voix se cassa sur le dernier mot en pensant à cela. Je venais d’arriver et j‘allais devoir y rester un bon moment. Tout ça parce que le fait de devenir écrivain serait mal vu. Ah, ils comptaient m’envoyer ici dans le but que j’oublie cette idée, mais je ne l’oublierais pas, je deviendrai écrivain, point à la ligne. Et si je n’ai pas d’autres choix que de m’enfuir de ce couvent, je le ferais. Mais seulement en dernier recourt.
J’aurais voulus dire à la jeune fille tout cela … que je n’étais pas ici de mon plein gré, que si cela ne tenais qu’à moi je serais chez moi en train d’écrire. Mais … a quoi cela servirait-il de me confier à une none que je connaissais depuis quelques instants à peine ? A rien. Je suis sur qu’elle serait même capable de me dénoncer si je lui disais que je pourrais m’enfuir, et l’on m’enfermerait dans une pièce, je ne sais où, afin que je ne puisse plus sortir de ce couvent. Seulement, je ne pouvais pas me confier à cette religieuse, c’est ce qui me fit d’ailleurs comprendre qu’à présent, j’étais seule dans ce couvent. Seule.
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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   5/8/2012, 12:07

Valériane avait le cœur léger. Si son visage portait les stigmates de cette nuit atroce, ils n'avaient pas réussi à lui ôter cette joie qui lui était si propre. Elle ne se laissait que rarement abattre et comptait bien boire la vie jusqu'à la lie ; D'ailleurs, elle devrait certainement tenter une escapade à la nuit tombée. Selon certaines rumeurs, il y avait non loin de la de jeunes hommes qui apprenaient des manières fort intéressantes. Si d'avenir celui qui avait volé le sien était un homme, elle lui ôterait la vie au fil de l'épée. Si c'était une femme, elle se servirait de ces nouvelles techniques pour la blesser d'abord, a moins qu'elle ne l'empoisonne ? Il lui faudrait trouver quelqu'un d'assez expert pour causer une mort lente et douloureuse. Oui, c'est ça, douloureuse. Enfin. Tout cela la dépassait. Une seule chose était sure et certaine, elle aurait besoin d'aide, et très certainement de l'aide de Dieu.

La pauvre créature avait du mal prendre ses petites répliques qui ne se voulaient qu'amusantes, la pauvre avait perdu un instant sa grâce au profit de cette déformation légère et caractéristique de l'outrage. Valériane se permit d'en sourire plus encore. Elles étaient mignonnes les nouvelles, elles avaient encore cette fraîcheur qui sied à leur rang. Elles prenaient ombrage de tout avec une spontanéité délicieuse. Mais bientôt, elle apprendrait comme les autres à mettre sa fierté de côté. Qu'elle n'ait crainte, les coups y aidaient admirablement. La jeune femme se redressa avant qu'elle ne réponde afin de se montrer entièrement et libérer son cou de cette position qui devenait lentement douloureuse. Elle était vraiment jolie, l'habit austère ne pourrait que mettre sa beauté en valeur. Par réflexe, la demoiselle vérifia que sa mèche était bien placée. Toujours.

La pauvre demoiselle n'avait pas l'air d'avoir le cœur à la fête. La pauvre créature devait être là pour le plus grand plaisir de ses parents, comme ça arrivait si souvent. Toutes n'avaient pas la chance de partager l'amour d'un Dieu à leur arrivée. Elle avait eu cette chance, et elle n'avait pas été plus épargnée que les autres ; Mais la journée était plutôt belle et cette belle inconnue lui donnerait de quoi s'occuper agréablement. Si elle arrivait à se rendre sympathique, elle aurait très certainement une alliée qui ne s’inquiète rait pas de l'état de sa peau. La pauvre, sa voix même trahissait la moindre de ses inquiétudes, de ses peurs profondes ou de ses espoirs, il faudrait qu'elle chance ça également si elle ne voulait pas s'attirer plus de problèmes que ceux qui arrivent sans crier gare ni raison.

« Ah, je vois. »

Elle sortit d'une des poches de sa robe un mouchoir brodé à ses initiales et le lui tendit.

« Tiens, tu en as plus besoin que moi pour le moment. »

Elle lui laissa le temps d'essuyer les quelques larmes qui faisaient encore briller ses yeux et lui tendit la main.

« Tu ne devrais pas rester là, il y a des araignées, et ces bêtes la ne sont pas bien amicales par ici. »

*Pas plus que certaines pensionnaires, hélàs. *


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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   5/8/2012, 15:09

Lorsque la jeune fille me tendit son mouchoir de poche, je le pris sans hésiter, oubliant ce qui venait de se passer. Je lui murmurai un petit merci puis regardai le mouchoir. Il était blanc avec de la dentelle sur ses quatre côtés, dans le coin gauche du bas, je vis des lettres noirs brodées : VB, qui devait être ses initiales. Puis je m’essuyai doucement les yeux avec et le lui rendis, un pâle sourire aux coins des lèvres. La jeune fille rangea son mouchoir puis me tendis la main tout en me disant :

« Tu ne devrais pas rester là, il y a des araignées, et ces bêtes la ne sont pas bien amicales par ici. »

Sans commenter, j’empoignai la main de la religieuse et me levai. A présent, nous étions debout l’une en face de l’autre. Elle avec sa robe de none noir et blanche et moi avec ma robe pourpre montrant la richesse de ma famille. Tout nous opposait, en ce moment. Pourtant je savais que bientôt, j’allais lui ressembler. On allait m’habiller de cette tenue pâle que toutes ces religieuses portaient et j’allais subir le même rituel. Triste sort, pensai-je en soupirant.
Puis je regardais plus attentivement la jeune fille qui se tenait devant moi. De la même taille que moi, elle paraissait assez jolie quand soudain je crus remarquer sur le côté gauche de son visage une marque de brulure près de son œil. Je ne dis rien et ne m'attardai pas sur cela bien que je sois intriguée. Mieux valait ne pas paraître trop curieuse. Alors, comme si je n’avais rien vu, c’est moi qui lui tendis ma main en lui parlant :

« Leslie Lewis. Et vous ? »
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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   5/8/2012, 20:15

Pour une nouvelle relation, on ne pouvait pas dire qu'elle avait commencé du bon pied. Et pourtant, il n'y avait pas mieux intentionnée que la jeune demoiselle. Elle avait prêté son mouchoir, geste qu'une jeune demoiselle se doit d'éviter. Non par hygiène pas éthique. Imaginez donc qu'il tombe entre des mains d'homme. Impensable. Voila donc qu'il fallait la sortir de sa cachette avant qu'on l'y trouve. Non que ce soit vraiment grave, elle était toute nouvelle, mais ils seraient bien vite beaucoup moins conciliants.

Voila donc qu'on lui prenait la main avec une certaine force. Elle devait beaucoup se servir de cette main qu'elle avait tendu par réflexe. Ah les secrets des hommes. Les araignées ça marchait toujours bien avec les demoiselles. A tord, ce sont des bêtes charmantes , civilisées et très intéressantes. Mais a contrario, cela n'intéressait personne. Enfin, cela ne l'empêchait pas de sourire. Sa robe était belle. Valériane ne pouvait pas s'empêcher d'en admirer les broderies et les détails. Ah c'était certainement tout ce faste qui lui manquait le plus. Mais elle se garda bien d'en faire mention.

Elle lui tendit la main. Valériane la regarda un instant. Pas de bague. Voila qui était curieux, en général elles avaient beaucoup de ferraille aux doigts.. Enfin. Après tout c'était peut être la dernière mode a Paris?Elle finit par serrer la main tendue.

« Je ne suis pas certaine que ce soit vraiment important, tu peux m’appeler comme tu veux tant que tu mets pas « Soeur » devant ! »

Et elle songea un instant que ce n'était pas poli de ne pas répondre a une question.

« L'usage voudrait que tu m’appelle Valériane. Mais..Plus le temps passe et moins je l'aime. »

Un instant son visage s'assombrit, sa main gauche rejoignit la mèche. Et elle se remit à sourire.

« Tu as des bagages ? Il faut que je t'amène à ta chambre..Mais je te préviens, ça ne te plaira pas outre mesure, hélàs. »


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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   5/8/2012, 20:49

« Valériane ? C’est un joli prénom, je trouve ! »

M’exclamai-je gentiment, puis je regardai la jeune demoiselle passer sa main devant sa mèche, comme un geste mécanique qu’elle avait l’habitude de produire. Vraiment, j’étais curieuse de savoir pourquoi il fallait que cette mèche soit toujours sur son visage. Surement avait-elle quelque chose à cacher ? Mais quoi ? Je repensais alors au semblant de brulure que j’avais aperçue quelques instants plus tôt. Peut-être avait-elle été brûlée plus tôt ? Petite ? Je ne savais rien mais je décidais de ne pas en parler, elle devait surement en avoir honte. La pauvre, je ne pus m’empêcher d’éprouver une pointe de tristesse pour elle … Heureusement, elle me coupa dans mes pensées :

« Tu as des bagages ? Il faut que je t'amène à ta chambre..Mais je te préviens, ça ne te plaira pas outre mesure, hélas. »

Je lui répondis aussitôt :

« Eh bien, rien qu’en venant ici, je ne m’attendais pas à ce que ça me plaise, ne t’en fais pas pour cela. Et oui, j’ai une valise, mais je n’ai pas pu emporter grand-chose … Même pas un carnet et une plume … »

Ma voix se cassa sur les derniers mots en repensant au fait que je ne pourrais peut-être plus jamais écrire … Chassant ses tristes pensées de ma tête je continuai tout de même, reprenant un ton plus ou moins neutre accompagné d’un sourire :

« Ma valise est encore devant le bureau de La Mère Supérieure. »

Je marquai une pause, puis continuai :

« Merci à toi, Valériane. »
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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   6/8/2012, 10:47

Voila qu'elle recevait un de ses premiers compliment ici depuis l'incident fâcheux. Et ce n'était que pour son prénom. Heureusement, la vanité était un péché et sa nouvelle condition l'en gardait ma foi plutôt efficacement. Elle sourit .

« Tes parents t'ont gâtée aussi. Leslie c'est chantant. »

Et voilà donc que les premières politesses plus où moins sincères étaient consommées. Il était temps de passer à autre chose. Les détails pratiques et tellement moins amusants. Voila donc qu'elle avait une valise. Très bien. Mais elle n'était pas à vue. Valeriane la chercha du regard un instant, mais rien. Et puis l'explication vint vite. Cependant, elle reprit assez vite ses paroles pour que l'idée vague de la Mère vienne faire naître un brin d'inquiétude sur son visage. Elle frémit légèrement, bien malgré elle.

« Ah... »

Courte fuite de son esprit dans le passé. Puis retour. Sourires francs et affirmés.

« Oh, de rien tu sais, c'est le minimum qu'on puisse faire. Il ne nous reste finalement que ça, la gentillesse. Et on est pas toutes pourvues à la même enseigne crois moi ! »

Avertissement à peine dissimulé.

« Bah on va retourner les chercher hein ! »

Elle lui fit signe de la suivre et remonta donc l'escalier. Elles croisèrent plusieurs autres sœurs qui s'extasièrent en silence devant la riche parure de cette nouvelle venue. Cela fit sourire valériane, leurs expressions changeaient si vite. Elles passaient de la méfiance mal déguisée à l'admiration ébahie. Elle n'était pas aimée, elle le savait, tout le monde le savait. L'une d'entre elles s'approcha un peu plus de Leslie et lui murmura.

« Attention inconnue, elle va te jeter une malédiction. »

La jeune demoiselle serra les dents, et les poings suivirent. Elle ne répondit rien. Elle prit la valise en silence et commença à faire demi tour. Elle sourit.

« Bon, et bien en route ! »

Et voilà qu'elles marchaient. Soudain, elle sembla se souvenir de quelque chose. En continuant à marcher, elle tourna la tête vers sa compagne.

« Plume et papier as tu dit ? Tu écris ? »


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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   6/8/2012, 15:29

« Oh, de rien tu sais, c'est le minimum qu'on puisse faire. Il ne nous reste finalement que ça, la gentillesse. Et on n’est pas toutes pourvues à la même enseigne crois moi ! »

J’écoutais ce que Valériane me disait, ne répondant pas.

Alors comme ça, les religieuses n’étaient pas toutes logées à la même anciennes ? A vrai dire, je ne m’en étais pas douté le moins du monde. Cela pourrait paraître naïf de ma part mais de ce couvent, je n’avais encore entendus que du bien. Mes opinions pour celui-ci allaient tout de même surement bientôt changer …

« Bah on va retourner les chercher hein ! »

Je vis le signe que me fis Valériane et la suivit donc dans l’escalier, pensante. Nous croisâmes plusieurs autres sœurs. Je sentis leur regard se poser sur moins avec intensité, bien que discrets, elles ne cachaient pas leur admiration ! En effet, je pouvais les comprendre, les pauvres ! Avoir toutes cette même tenue blanche et noir, cela n’était pas très enviant. Et dire que j’allais bientôt leur ressembler. Je tressaillis à cette idée. Et pas seulement parce que j’allais porter cette même affreuse tenue qu’elles. Nous marchions toujours lorsqu’une none s’approcha soudain un peu plus près de moi et me murmura :

« Attention inconnue, elle va te jeter une malédiction. »

Je fus plus qu’étonnée par cette phrase. Mais je n’eus pas le temps de répondre quoi que se soit car la none continua son chemin, accompagné d’une none plus jeune. Je continuai de marcher tout en les regardant s’éloigner. Quand celles-ci disparurent en bas de l’escalier, je me retournai et regarda le sol, pensant toujours. Avait-elle dit cela par rapport à Valériane ? Ce pic contre la jeune none qui se tenait à mes côtés en ce moment même avait-il un rapport avec la brulure que j’avais aperçu ? Peut-être … Mais je n’osais toujours pas questionner Valériane. Alors, je continuai à suivre la jeune demoiselle dans le couloir nu, fait de gris, renforçant cette sensation de solitude. Valériane prit ensuite ma valise et fit demi tour, je la suivis toujours. Elle me souriait, comme pour montrer qu’elle allait bien, que le pic que la none lui avait lancé il y a quelques secondes ne lui avait rien fait. Mais je pouvais deviner que cela l’avait profondément touché, peut-être même énervé. Et sur le même ton, elle lança d’ailleurs :

« Bon, et bien en route ! »

Je n’eus pas besoin de répondre, un simple sourire suffisait, c’est ce que je fis. Nous marchions toujours, silencieusement, quand Valériane s’exclama :

« « Plume et papier as tu dis ? Tu écris ? »

Je fus étonnée par cette question que je n’attendais pas. Je ne pensais pas qu’elle serait intéressée par cela et en fus donc surprise. En effet, dans ma famille, les personnes s’intéressant à mes écrits étaient peu nombreuses, peut-être même inexistantes. Et en dehors de celle-ci, je ne les montrais à personne, de peur d’être mal vue. Ici, je pensais que se serait pareil. Enfin, ça l’es. Elle m’avait juste demandée si j’écrivais, pas demandée à lire mes récits … Je soupirai puis après quelques instants lui répondait finalement :

« Oui … »

C’est tout ce que je répondis, tentant plutôt de gommer cette tristesse sur mon visage par un sourire qui en ce moment ressemblait plutôt à un rictus déformant ma bouche.

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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   7/8/2012, 18:18


Ah la vie du couvent. Elle n'était certainement pas bien différente de celle qui est la notre en prison. Si, ils pouvaient se promener un peu plus. Mais au final, n'est ce pas moins douloureux de se savoir perdu que de se penser encore libre ? De savoir qu'on a plus rien à perdre et que jamais plus la lumière du soleil n'éclairera notre visage ? Certainement que non. Mais de toute façon, en tant que femme, elle devait se résoudre à la plate réalité. Sois belle, un peu cultivée-juste assez pour savoir que tu dois garder la bouche fermée- et tais toi. Surtout tais toi. Si tu sais faire à manger c'est mieux, sauf si ta rente te permet de choisir tes cuisiniers.

Et pour la jeune femme c'était terminé. Elle était rentrée jeune, jolie et pleine de promesses de l'avenir au creux des poches brodées de dentelles. Et voilà qu'elle n'en ressortirait qu'estropiée. A moins d'un miracle de la part de ce dieu en qui elle ne croyait plus, elle ne pourrait plus trouver de mari. Et elle souffrait désormais des regards désobligeants de ses « camarades ». Pauvre fille. Elle qui ne perdait pas espoir et qui continuait à se battre dans un monde qui semblait ne plus vouloir d'elle.

Et ces vipères qui essayaient déjà de détourner les pensées de cette peut être nouvelle amie en laissant passer quelques mots bien choisis. Parfaits pour détruire une image. Mais pour le moment, elle n'avait pas montré de désaprobation. Elle la suivait toujours. Elle la regardait toujours avec cette plus ou moins neutre sympathie. Elle s’efforçait de garder le sourire. Elle n'avait que ça. Ca et quelques souvenirs. C'était bien suffisant pour quelqu'un de sa trempe. Elle se battait avec des fétu de paille et quelques mots. Son arme restait le sourire. L'humour même parfois. Seule contre le monde, elle criait en silence. Un instant, elle se dit que la pauvrette, si elle avait été bien éduquée, ou du moins de généreuse consititution aurait proposé de porter elle même sa valise. Val aurait refusé, bien entendu. Mais tout de même.

Cette pensée fut vite chassée par le reste. La jovialité et les promesses qu'offrent une nouvelle tête sympathique dans cet endroit clos. C'était premier arrivé premier servi. On se battait pour les nouveaux dans ce silence monastique. Elle continuait à avancer. De toute façon les couloirs allaient tout droit,et de toute façon, il n'y avait personne qui ôserait lui rentrer dedans. De peur d'une atroce malédiction. Ca n'avait pas que des côtés négatifs, et bien heureusement !

Elle écrivait ! Voila qui leur ferait un point commun. Très bien très bien. Enfin, ce fut très bien jusqu'à ce qu'elle puisse constater l'effet que cela provoquait sur la pauvre demoiselle.

« Si tu mets autant de cœur à l'ouvrage que tu ne réponds au question, tu n'as pas du écrire beaucoup . »

Plaisanterie risquée, servie avec un sourire sincère. Elle ne pouvait pas se douter de la tragédie qui se jouait pour elle. Et finalement, retour de question. Elle resta évasive, mais toujours souriante.

« J'écrivais. J'ai appris un peu de clavecin, j'ai chanté, j'ai appris à danser même. Mais ça ne sert que pour les fêtes. Enfin. On s'y fait »

Elle haussa les épaules. Elles étaient bientôt arrivées. Voila.

« Bon, c'est ta chambre. Tu veux que je te laisse visiter tes quelques mètres carrés affreusement mal décorés toute seule ou que je t'attende et qu'on fasse un tour ? »


ent ressemblait plutôt à un rictus déformant ma bouche. 

« Et toi, écris-tu ? Ou avais-tu quelque chose que tu aimais faire … avant de venir ici ? »


-Ma vengeance est perdue s'il ignore en mourant que c'est moi qui le tue-
Tisiphone, Alecto et Euphrosyne  sont mes alliées.
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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   9/8/2012, 18:39

[color=lightblue]« Si tu mets autant de cœur à l'ouvrage que tu ne réponds au question, tu n'as pas du écrire beaucoup . »

Je ne répondis rien à cette phrase. Et même si je savais que Valériane avait dit cela sans méchanceté, je ne pus m'empêcher de me sentir vexée, en colère. Cette fille ne connaissait rien à ma vie, et la voilà qu'elle osait me juger en à peine une heure. Eh bien ! Si je voulais rester avec elle, il allait falloir que je m'habitue à son humour ! Je regarda Valériane, elle souriait, mai malgré ça, je gardais comme un gout d'amertume dans ma bouche. Je n'aimai pas quand on me parlait d'écriture en me jugeant comme cela alors qu'on avait jamais rien lu de ce que j'avais écris. Mais je décidai de passer cela. Ce n'était qu'une plaisanterie, rien d'autre, pourquoi en faire autant ? Essayant de me convaincre toute seule. Je me repris finalement et lui renvoyait la question. Elle me répondit aussitôt.

« J'écrivais. J'ai appris un peu de clavecin, j'ai chanté, j'ai appris à danser même. Mais ça ne sert que pour les fêtes. Enfin. On s'y fait »

Ah. Elle écrivait. Voilà qui me surpris ! Malgré la fin de sa phrase, je distingua une lueur de regret dans ses yeux. En effet, ici il devait être très rare de danser et de chanter autre que des chants religieux. Pourtant, j'adorais faire tout cela. Mais je chassa immédiatement ces pensées de ma tête, il ne fallait pas que je repense à cela. C'était finit maintenant, le passé appartient au passé. Heureusement, à ce moment, Valériane ralentit le pas. Je l'imita puis celle-ci me dit :

« Bon, c'est ta chambre. Tu veux que je te laisse visiter tes quelques mètres carrés affreusement mal décorés toute seule ou que je t'attende et qu'on fasse un tour ? »

Je regarda d'abord la porte en bois, du chêne peut-être, mais il était tellement usé que c'était difficile à dire. Puis je répondis à Valériane :

« Eh bien, si cela ne te dérange pas, je veux bien que tu m'attendes ... » dis-je dans un sourire en la regardant.

Elle hocha simplement la tête et je me rendis alors compte qu'elle avait emmené ma valise jusqu'ici et que je ne lui avait même pas proposée de la porter. Je me sentis alors honteuse de mon comportement.

« Heu ... Merci pour ma valise ... J'étais tellement perdue dans mes pensées que je ne t'ai même pas proposée de la porter, ce n'est pas dans mes habitudes, pourtant ... Je suppose que c'est cette arrivée ici ... Excuse-moi ... » continuai-je en souriant timidement.

Puis, je poussais la porte de la chambre. J'eus alors devant mes yeux une pièce rectangulaire, avec deux lits, chacun étant d'un côté de la pièce. Les murs étaient gris et un croix était accrochée au mur juste en face de la porte, c'était la seule décoration dans cette pièce. Hormis les lits, il n'y avait que deux chaises et deux tables de chevets ainsi qu'une grande armoire. Plutôt sommaire ... Je m'avançai un peu plus dans la chambre et remarqua qu'aucun des lits n'avait l'air utilisé, je choisis donc le lit de droite, et déposa ma valise à ses pieds. Puis j’embrassai une dernière fois la pièce du regard et sortit de la chambre, rejoignant Valériane.

« Je suppose que le reste du couvent est aussi bien décoré ? » dis-je sur un ton ironique, mais assez doucement tout de même, de peur qu'une autre religieuse autre que Valériane l'entende.
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MessageSujet: Re: Quand tout change. [Tous]   12/8/2012, 13:07

La pauvre Leslie n'avait pas du apprécier outre mesure la remarque. Elle vit bien à son nez qui se retroussa légèrement et ses yeux qui se plissèrent légèrement, comme ils le font sous l'effet d'un soleil de plomb, que ce n'était pas passé du tout. De toute évidence la pauvre devait avoir eu assez d'argent pour ne jamais être contredite, ni même contrariée. Et pourtant, son âme d'artiste devait la garder de trop grandes imprudences. Au final cette alliance devait être plutôt équilibrée. Son sourire resta solidement agrippé à son visage.

Bien sur qu'elle avait écrit. De la poésie, des missives à des hommes de plus ou moins de vertu. Elle aimait la correspondance épistolaire, bien plus que tous les grands discours. Elle en avait écrit des lettres, même à des correspondants imaginaires. Des envolées lyriques sans destinataire qui n'avaient jamais vu la lumière du jour. Que c'est un triste destin pour une lettre de rester accrochée à un bureau pour terminer ses jours dans un tiroir. Surtout lorsqu'on porte en notre sein tant de mots délicatement choisis par un cœur simple et aimant. Et, elle avait fait parvenir une lettre à cet inconnu récemment. Mais elle n'en parlerait pas. Cette histoire devait rester secrète, tout comme l'homme qui était en cause.

Et voilà que la demoiselle visitait sa chambre. Il n'y avait pas grand chose à voir, mais ça valait le coup d'oeil. Du chêne, des murs d'un blanc grisonnant qui donnerait la nausée aux plus résistants. Bref, un véritable paradis. La demoiselle attendit dehors, après avoir posé sa valise. Elle suivit du regard deux novices qui passaient par là. Pauvres filles ; si chrétiennes et pourtant si médisantes. Elle soupira, et Leslie était déjà de retour . Valeriane lui sourit. C'était devenu une habitude. Elle haussa les épaules a l'évocation de la valise. Ce n'était pas important, si elle n'avait pas voulu la porter, elle l'aurait laissée. Ni plus ni moins. Une fois la porte fermée, Valériane se mit à rire. Finalement, elle avait le même genre d'humour.

« A croire que tu es déjà venue visiter avant, haha ! »

Et voilà donc qu'elle l'invita d'un geste de la main à la suivre. Elles allaient errer un peu dans les couloirs avant de se diriger vers les potagers.

« Et tu écrivais quoi ? Des poèmes?  »


-Ma vengeance est perdue s'il ignore en mourant que c'est moi qui le tue-
Tisiphone, Alecto et Euphrosyne  sont mes alliées.
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Quand tout change. [Tous]

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